dimanche 28 avril 2019

Kanazawa 16 avril 2019

Sur le chemin de Kyoto, et vu le temps splendide, nous nous accordons les plaisir d'une halte à Kanazawa et d'une promenade dans le Kenroku-en.




Il s'agit de l'un des trois plus beaux jardins du Japon, qui répond aux six critères de la perfection paysagère : artifice, isolement, espace, ancienneté, abondance d'eau et panorama. Un réel enchantement, encore rehaussé par le fait que nous y arrivons juste à la fin de la floraison des cerisiers, au moment où les pétales s'envolent au moindre souffle de vent (à Tokyo, la saison des cerisisers était déjà finie, et à Takayama.... pas encore commencée!).


En face du jardin, le parc du château de Kanazawa mérite lui aussi une petite visite, entre sa porte d'entrée d'origine ayant survécu à l'incendie de 1881 qui a détruit le château et ses quelques bâtiments reconstruits en 2001 selon des méthodes traditionnelles.


Nous débarquons dans l'impressionnante gare de Kyoto en début de soirée et dégustons un plat de raviolis traditionnels dans l'un des innombrables restaurants du lieu. Plutôt étonnant pour nous, mais oui, il est ici tout-à-fait habituel de trouver de nombreux et bons restaurants dans les gares!

mardi 23 avril 2019

Festival de Takayama 14 et 15 avril 2019

Takayama, à l'entrée nord des alpes japonaises, est connue pour son centre préservé abritant de belles demeures anciennes et son Matsuri, l'un des trois plus importants festivals du Japon, ayant lieu respectivement au printemps (Sanno Matsuri) et en automne (Hachiman Matsuri). Pour la version printanière des 14 et 15 avril, des festivités se tiennent dans la vieille ville en lien avec le sanctuaire Hie Jinja, avec deux cortèges journaliers et une procession nocturne durant laquelle onze chars magnifiquement décorés et ornés de centaines de lanternes paradent dans les rues.




Malheureusement, cortèges et parades sont annulés en cas de mauvais temps, et la pluie est justement annoncée pour la journée de dimanche. Du coup, pas de cortège, ni de procession à la lumière des lanternes! Il nous reste tout de même la possibilité d'admirer les différents chars, bien abrités dans des hangars disséminés dans toute la ville. Ceux-ci sont des concentrés d'artisanat traditionnel nippon : tentures, sculptures, ornements en métal, pièces laquées et même marionnettes pour certains chars démontrent un savoir-faire très complet. Avant que la pluie ne vienne gâcher la fête, pouvons d'ailleurs assister à une démonstration de marionnettes, très habilement maniées par plusieurs personnes à la fois.


Pour le reste, la visite de la vieille ville et de ses anciennes demeures est très intéressante, malgré l'affluence due au festival et la température plutôt frisquette. 



L'avantage est que notre hôtel est équipé de son propre onsen, (bain thermal à 40°C) dans lequel il est plus qu'agréable de se prélasser après une journée dans le froid et l'humidité! Avant de monter à la gare prendre la navette qui nous ramène à l'hôtel situé à environ 3 km du centre ville, nous passons devant un restaurant au nom français, Le Midi. Sa carte nous plait bien. Nous avons de la chance d'avoir une table tout de suite. Excellent choix, un régal! De quoi profiter pleinement d'un bon repos, rassasié.


Le temps redevient clément lundi et, petit à petit même franchement ensoleillé, si bien que les festivités peuvent avoir lieu, avec défilé de centaines de figurants en habits traditionnels, accompagnant la procession d'un petit temple portatif transportant la divinité résidant habituellement dans le Hie Jinja, ainsi que des musiciens et des lions dansants. Vers 16h00, les chars s’apprêtent à  réintégrer le hangar d'exposition où ils attendront leur prochaine sortie en octobre, en passants sur le pont rouge, nous offrant une belle occasion de les prendre une dernière fois en photo dans un beau décor. 










Une balade dans un joli parc au-dessus de la ville, dans les derniers rayons du soleil, un petit souper de sushi, et un bain chaud exquis complètent à merveille cette journée festive.




Le grand bloc au fond est l'hôtel Associa dans lequel nous logeons. Un peu à l'écart mais bénéficiant de très grandes chambres (rare au Japon) d'un Onsen tout a fait agréable et d'une vue sympathique, surtout du 17 eme étage, le plus haut.

Baie de Tokyo, Odaiba et Takayama 13 avril 2019

Avant de prendre le train pour Takayama et son réputé festival du printemps, il nous reste une bonne demi-journée à Tokyo, que  nous mettons à profit pour nous rendre à Odaiba, la presqu'île qui fait face à la cité. Pour y aller, nous empruntons l'amusant petit train automatique surélevé qui serpente entre les gratte-ciels avant de traverser l'imposant Rainbow bridge et de nous déposer de l'autre côté.


 De là, nous bénéficions d'un point de vue splendide sur Tokyo baignée de soleil. Tout ici est fait pour les loisirs des Tokyoïtes : centres commerciaux, grande roue, parc d'attractions, musée, et même une réplique (de plus petite taille) de la statue de la Liberté!

Une agréable balade au bord de l'eau nous permet de rejoindre le port, d'où une brève traversée en bateau suffit pour rejoindre la ville, puis la gare centrale où nous attend notre Shinkansen.



Direction les alpes japonaises, que nous atteindrons après avoir traversé une longue vallée dans un petit train régional fonctionnant au diesel!

Shibuya et Shinjuku 12 avril 2019

Première étape incontournable de cette journée à travers Tokyo, une halte au fameux carrefour de Shibuya et à ses passages pour piétons où se croisent chaque jour des milliers de personnes. La vue est plus belle depuis le 1er étage du Starbucks qui se trouve juste en face.

Carrefour de Shibuya, Japon.
Comme nous arrivons après le rush matinal, la foule n'est pas très compacte, mais l'endroit reste impressionnant, avec ses écrans géants sur les façades des buildings tout autour. A refaire à l'heure de la sortie des bureaux et à la tombée du jour pour jouir d'un bel éclairage!

Info pratique : le matin avant l'ouverture du magasin adjacent, une file d'attente se présente à l'entrée du Starbucks. Comme tout le monde, nous faisons la queue pour passer commande avant de pouvoir monter. En fait, il est aussi tout-à-fait possible de passer à côté de la file sans prendre de consommation et de monter directement à l'étage! Mais ce n'était pas évident, à première vue...
Au milieu de toute cette agitation, la statue émouvante de Hachiko, un chien tellement fidèle qu'il est venu à la gare chaque jour attendre son maître pendant les dix ans qu'il survécut à ce dernier, décédé en 1925.
Nous poursuivons le long des artères commerçantes jusqu'au quartier de Harajuku et au boulevard de Omote-Sando, l'élu des grands noms de la mode : les marques les plus célèbres se succèdent le long de l'artère, dans des immeubles au design parfois surprenant.


Contrastant avec ces lieux de l'éphémère et du superflu, la visite du Meiji-jingu nous ramène ensuite à l'histoire et à la tradition nippones. Ce temple bondé situé dans un vaste parc boisé sera centenaire en 2020 (en réfection pour l'occasion) et constitue un bel hommage à l'empereur Meiji et à son épouse Shoken.



La suite est un retour à la modernité : le quartier de Shinjuku, ses grands magasins, ses écrans géants et ses bars plus ou moins louches répartis dans de minuscules ruelles. Au milieu, un gratte-ciel au pied duquel rugit un Godzilla plus vrai que nature (en fait un hôtel, où nous passerons trois nuits vers la fin de notre séjour).

Plus loin, le long de la station de train de Shinjuku, une ruelle étroite remplie de petites échoppes et de restaurants d’où s'échappe des effluves plus ou moins appétissants...


Un peu à l'ouest de la gare de Shinjuku, où se croisent chaque jour trois millions de personnes, un quartier plus organisé où siège l'administration de la ville et dont l'intérêt réside dans l'immeuble du gouvernement métropolitain de Tokyo (accès gratuit) : ressemblant à une sorte de cathédrale, il abrite deux plateformes panoramiques d'où la vue sur la ville est spectaculaire. Toute aussi impressionnante est la sensation que, par moments, le bâtiment tout entier vibre légèrement! Réalité sismique, ou simple conjonction de la fatigue et du décalage horaire?


Nous revenons dans le centre de Shinjuku à la tombée de la nuit. Cette fois c'est la foule de la fin de journée, des milliers de personnes qui se croisent sur les passages piétons à la lumière des néons et écrans géants. Godzilla Road! Ambiance magique, et vrai aimant à touristes! Visuellement, ce carrefour nous impressionne plus que celui de ce matin, Shibuya. Mais le moment de la journée est plus propice...




mardi 16 avril 2019

Hakone 11 avril 2019

Grâce au décalage horaire, nous nous réveillons aux aurores. Le temps est magnifique et en nous penchant au maximum contre la vitre de notre chambre, nous pouvons apercevoir au loin, entre deux gratte-ciels, le Mont Fuji.


C'était précisément l'un de nos objectifs lors de notre séjour à Tokyo, mais pas forcément le premier jour. Pourtant, le beau temps nous incite à nous rendre dès aujourd'hui dans la région d'Hakone, où un joli circuit touristique permet de jouir de très beaux points de vue sur le Fuji-Yama, pour autant que celui-ci ne se camoufle pas dès la fin de la matinée, comme il en a très souvent l'habitude, dans un voile de nuages...
 
Pour prendre les trains quittant la ville, il nous faut au préalable échanger notre JR Pass, une sorte d'abonnement permettant de voyager de façon illimitée pendant un nombre déterminé de jours (7, 14 ou 21) sur toutes les lignes de la compagnie nationale Japan Rail. Nous arrivons à la gare avant les heures d'ouverture, ou plutôt l'office JR ne délivre les Pass qu'à partir de 09h00, ce qui nous laisse le temps d'ouvrir de grands yeux en voyant le flot immense et ininterrompu d'employés en costume sombre se rendant au travail. Il faut se rappeler que Tokyo compte presque 14 millions d'âmes, et que l'agglomération dépasse les 37 millions d'habitants...
C'est finalement dans l'agence de voyage en face du guichet JR que notre Pass sera délivré ainsi que nos réservations du jour car eux ouvrent à 08h00 déjà! Nous filons à toute vitesse, 260km/h à bord d'un shinkansen (le TGV nippon) jusqu'à Odawarra, d'où nous prenons un train local pour la petite ville d'Hakone, notamment réputée pour ses onsen.



De là, un bus vite bondé nous embarque pour la suite du parcours. Malheureusement, nous avons pu constater que des nuages se sont déjà agglutinés sur le Mont Fuji, qui restera finalement invisible pour le restant de la journée! 
La balade se poursuit néanmoins : après le bus, un bateau (style "Pirates des Caraïbes"), pour rejoindre l'autre extrémité du lac Ashinoko, d'où nous embarquons pour une télécabine nous élevant jusqu'à la vallée de l'Enfer, une zone volcanique de fumerolles et de carrières de soufre (avec l'odeur qui va avec!)



Une petite pause au sommet, le temps de déguster la spécialité locale : les oeufs cuits au soufre : une coquille noire comme du charbon, mais un intérieur immaculé, et, en bonus, la réputation de prolonger la vie de 7 ans! Autant ne pas se priver! Vendus par sachet de 5 au prix de 500 yens.


Une nouvelle télécabine, puis un funiculaire nous font redescendre dans la vallée, avant de prendre un charmant petit train de montagne qui nous ramène à Hakone.


Pour la petite histoire, cette ligne est jumelée avec les chemins de fer rhétiques, ce qui explique que certains wagons sont décorés sur le modèle de leurs cousins helvétiques, croix suisse comprise!
A Hakone, il nous reste suffisamment de temps pour aller dissiper notre fatigue dans un onsen idéalement situé dans une jolie forêt. La règle des bains est simple : le seul "vêtement" autorisé est un micro-linge (qui se porte généralement... plié sur la tête!), et il faut bien se laver avant d'entrer dans les bassins. Séance détente absolument divine, mais qui ne se prolonge pas trop, car l'eau dépasse les 40 degrés!


Pour terminer la journée, nous dénichons à nouveau un restaurant minuscule, où déguster différents (et délicieux) mets sur les conseils avisés du serveur, mais toujours pas de sushi! La dernière commande est souvent vers 21h00 malgré l'effervescence de la ville qui pourrait faire penser à des horaires plus larges.

lundi 15 avril 2019

Tokyo 9-10 avril 2019

Premier jour de notre périple dans l'empire du Soleil levant!
Après un retard de 24h dû à la mise en service du nouvel aéroport d'Istanbul (ayant occasionné quelques annulations de vols, dont le nôtre), nous décollons en soirée de Genève pour arriver... en soirée à Tokyo, après avoir transité par le hub turc, immense et flambant neuf (photo ci-dessous).


Le Japon nous accueille avec une petite bruine désagréable et une température frisquette. Pas de quoi nous décourager, d'autant que nous sommes d'emblée ravis de l'organisation qui règne à l'aéroport et dans les transports permettant de rejoindre la ville. Le contrôle des passeports à peine effectué, puis le scanner thermique au passage du pôle santé, nous attrapons nos valises qui nous attendent déjà et avons assez de temps pour prendre le prochain train rapide, le Skyliner. A la gare terminus (Ueno), nous achetons chacun une carte SUICA (2000 yens dont 500 pour la carte, reste 1500 yens de crédit), sésame (quasiment) indispensable pour qui souhaite se déplacer dans Tokyo sans devoir à chaque fois payer son trajet au distributeur et avoir préalablement dû comprendre le système tarifaire pour réunir la somme exacte. La carte est rechargeable et permet aussi d'accéder à de nombreux autres services.
Le dernier trajet en train JR nous emmène jusqu'à la gare de Shimbashi, à partir de laquelle il ne reste qu'une courte distance à faire pour rejoindre l'hôtel, le Mitsui Garden, une haute tour parmi d'autres tours alentours... Sous la pluie et à contresens de la foule de travailleurs qui se pressent de rejoindre la gare.
Check-in effectué en moins de deux, avec remise de la pocket wi-fi que nous avons réservée par internet, louée pendant la durée de notre séjour à Japan Wireless, préconfigurée et immédiatement fonctionnelle, très pratique, puis découverte de notre chambre non fumeur du 19ème étage, (l'hôtel commence au 16ème!) petite (comme très souvent ici, paraît-il), mais très moderne et avec une vue vertigineuse (la fenêtre va du sol au plafond) sur l'alignement de gratte-ciels qui nous fait face. Dans une légère brume nocturne, les bâtiments illuminés de partout sont magnifiques.


Malgré la fatigue, un petit creux  nous pousse à nous aventurer dans la rue à la recherche d'un endroit où prendre un en-cas.



C'est ainsi que nous nous retrouvons dans un établissement comme il en existe des milliers dans la ville que nous avions repéré en nous dirigeant vers l'hôtel, un minuscule local bondé où les salary men en costard-cravate viennent déguster un délicieux ramen et quelques succulents raviolis avant de rentrer chez eux (ou de retourner au travail?) Nous dégustons nos ramens, conseillés par nos voisins de table, avec toute la politesse requise ici (c'est-à-dire en faisant un maximum de bruit)! Puis, après un si long voyage, direction le lit!