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dimanche 5 mai 2019

Himeji et Miyajima 22 avril 2019

Départ de Kyoto en direction de la région d'Hiroshima. Sur le trajet, une halte incontournable : la ville d'Himeji et son somptueux château, le Himeji-jo, composé d'un donjon principal et de tours plus petites, ainsi que d'un mur défensif percé de meurtrières de différentes formes, en fonction des armes utilisées (arcs ou armes à feu).


Construit en 1580 et classé au patrimoine de l'Unesco, ce magnifique édifice à la blancheur immaculée (d'ailleurs surnommé Château du Héron Blanc) domine la plaine environnante depuis le sommet d'une petite colline. Il est l'un des rares châteaux japonais à avoir survécu dans son état d'origine (la plupart des autres étant des reconstructions); il a même miraculeusement échappé aux bombardements de la Seconde guerre mondiale, qui ont pourtant totalement détruit la ville d'Himeji!



Restauré entre 2009 et 2015 et notamment recouvert d'un enduit blanc préparé selon une méthode traditionnelle et qui le protège du vent, de la pluie, de la neige et des incendies, le château est plus beau que jamais. La visite du donjon et ses 7 étages (dont un en sous-sol) révèle une structure en bois impressionnante, avec deux immenses piliers allant des soubassements jusqu'au 4ème étage, ainsi que toute une série de systèmes défensifs ingénieux. Et vu de l'extérieur, le site est grandiose sous un soleil éclatant.

Un trajet en train rapide plus tard, et nous voilà déjà à Hiroshima, où nous ne nous arrêtons que pour embarquer dans un train local qui nous emmène, en 30 minutes, au port de Miyjimaguchi, d'où part le ferry pour la petite île de Miyajima, l'un des plus beaux sites du Japon, avec son emblématique O-Torii, grand portail vermillon posé dans la baie, en face du beau sanctuaire d'Itsukushima, datant du VIème siècle.


Nous arrivons au moment de la marée basse, il est donc possible de marcher sur la plage jusqu'au torii, tandis que le sanctuaire, construit comme une jetée, devra attendre que la mer remonte pour retrouver son aspect flottant. Il y a évidemment beaucoup de monde sur la promenade en bordure de mer, surtout au moment du coucher du soleil, mais ensuite les touristes venus à la journée reprennent le ferry et l'île redevient plus tranquille. Comme à Nara, il y a ici de nombreux cervidés qui se baladent tranquillement et essaient de se faire offrir des friandises par quiconque croise leur chemin.





Après un festin de spécialités locales (anguilles de mer grillée sur du riz et huîtres sous toutes leurs formes), nous revenons de nuit sur la promenade illuminée de lanternes en pierre, pour nous apercevoir que le grand portique semble désormais flotter sur l'eau grâce au retour de la marée. Et pour bien finir la journée, impossible de passer à côté d'un bon bain chaud, notre hôtel étant équipé de son propre onsen!





mardi 16 avril 2019

Hakone 11 avril 2019

Grâce au décalage horaire, nous nous réveillons aux aurores. Le temps est magnifique et en nous penchant au maximum contre la vitre de notre chambre, nous pouvons apercevoir au loin, entre deux gratte-ciels, le Mont Fuji.


C'était précisément l'un de nos objectifs lors de notre séjour à Tokyo, mais pas forcément le premier jour. Pourtant, le beau temps nous incite à nous rendre dès aujourd'hui dans la région d'Hakone, où un joli circuit touristique permet de jouir de très beaux points de vue sur le Fuji-Yama, pour autant que celui-ci ne se camoufle pas dès la fin de la matinée, comme il en a très souvent l'habitude, dans un voile de nuages...
 
Pour prendre les trains quittant la ville, il nous faut au préalable échanger notre JR Pass, une sorte d'abonnement permettant de voyager de façon illimitée pendant un nombre déterminé de jours (7, 14 ou 21) sur toutes les lignes de la compagnie nationale Japan Rail. Nous arrivons à la gare avant les heures d'ouverture, ou plutôt l'office JR ne délivre les Pass qu'à partir de 09h00, ce qui nous laisse le temps d'ouvrir de grands yeux en voyant le flot immense et ininterrompu d'employés en costume sombre se rendant au travail. Il faut se rappeler que Tokyo compte presque 14 millions d'âmes, et que l'agglomération dépasse les 37 millions d'habitants...
C'est finalement dans l'agence de voyage en face du guichet JR que notre Pass sera délivré ainsi que nos réservations du jour car eux ouvrent à 08h00 déjà! Nous filons à toute vitesse, 260km/h à bord d'un shinkansen (le TGV nippon) jusqu'à Odawarra, d'où nous prenons un train local pour la petite ville d'Hakone, notamment réputée pour ses onsen.



De là, un bus vite bondé nous embarque pour la suite du parcours. Malheureusement, nous avons pu constater que des nuages se sont déjà agglutinés sur le Mont Fuji, qui restera finalement invisible pour le restant de la journée! 
La balade se poursuit néanmoins : après le bus, un bateau (style "Pirates des Caraïbes"), pour rejoindre l'autre extrémité du lac Ashinoko, d'où nous embarquons pour une télécabine nous élevant jusqu'à la vallée de l'Enfer, une zone volcanique de fumerolles et de carrières de soufre (avec l'odeur qui va avec!)



Une petite pause au sommet, le temps de déguster la spécialité locale : les oeufs cuits au soufre : une coquille noire comme du charbon, mais un intérieur immaculé, et, en bonus, la réputation de prolonger la vie de 7 ans! Autant ne pas se priver! Vendus par sachet de 5 au prix de 500 yens.


Une nouvelle télécabine, puis un funiculaire nous font redescendre dans la vallée, avant de prendre un charmant petit train de montagne qui nous ramène à Hakone.


Pour la petite histoire, cette ligne est jumelée avec les chemins de fer rhétiques, ce qui explique que certains wagons sont décorés sur le modèle de leurs cousins helvétiques, croix suisse comprise!
A Hakone, il nous reste suffisamment de temps pour aller dissiper notre fatigue dans un onsen idéalement situé dans une jolie forêt. La règle des bains est simple : le seul "vêtement" autorisé est un micro-linge (qui se porte généralement... plié sur la tête!), et il faut bien se laver avant d'entrer dans les bassins. Séance détente absolument divine, mais qui ne se prolonge pas trop, car l'eau dépasse les 40 degrés!


Pour terminer la journée, nous dénichons à nouveau un restaurant minuscule, où déguster différents (et délicieux) mets sur les conseils avisés du serveur, mais toujours pas de sushi! La dernière commande est souvent vers 21h00 malgré l'effervescence de la ville qui pourrait faire penser à des horaires plus larges.